Sur des mers plus ignorées – Tim POWERS

1105-ignorees_orgVoilà un livre que j’attendais de lire depuis un long moment… Quand je dis ça, je veux dire que je l’ai acheté il y a 3/4 ans et que je n’y avais quasiment jamais touché. Pourquoi l’avais-je acheté ? Et bien c’est ce fameux roman qui a énormément inspiré les jeux Monkey Island (surtout le 2) qui eux-même ont énormément marqué mon enfance. Une histoire de pirate à laquelle s’ajoute un bonne dose de fantastique : fantômes, zombies, malédictions, … Il a aussi inspiré le 4e film de la série des Pirates des Caraïbes (qui lui donne même son nom « On stranger Tides« ).

J’étais d’ailleurs extrêmement enthousiaste au moment de commencer ma lecture. Ce roman avait tout pour me plaire et j’étais même déjà persuadé qu’il entrerait facilement dans mon top 10…

Monkey Island / Pirates des Caraïbes

L’histoire est plutôt basique, du moins dans les grandes lignes. Un jeune homme (Jack) en quête de vengeance et qui est en route pour Port-au-Prince voit le bateau sur lequel il se trouve, attaqué par des pirates. Il rejoindra l’équipe de gré ou de force et rencontrera par la suite un bon nombre de grands noms de l’époque dont Edward Thatch alias Barbe-Noire. Il sera confronté à la magie qui habite ces mers et terres, il se fera un nom et joindra également la quête de la Fontaine de jouvence qui semble être le Saint Graal de beaucoup de brigands. Il aura alors un nouvel objectif, celui de sauver l’inutile « princesse » en danger. (soupir)

Bon, pourquoi pas. L’un des problème que j’ai eu avec ce livre est que justement, la jeune fille n’est quasiment jamais mise en avant, à part au début. On n’y est pas du tout attaché en tant que lecteur et son sort ne nous intéresse que très peu. On a même du mal à comprendre que Jack en soit amoureux. Du début à la fin, elle n’aura que le rôle d’une basique Princess Peach kidnappée par Bowser. Ni plus ni moins…

Parlons donc des problèmes que j’ai avec ce livre…

La première moitié ne sert pas à grand chose. Il ne s’y passe rien de bien intéressant et il faudra donc attendre un certain nombre de chapitres avant de se dire « Ah ! ça y est, l’aventure va commencer là… ». Certes, elle commence, mais ne se mettra vraiment en route qu’au terme d’un long crescendo prenant une centaine de pages. Cela a pour effet de frustrer le lecteur en attente d’épique ! Et c’était ce à quoi je m’attendais avant d’ouvrir ce livre. Que le récit soit sale, prenant et épique. Objectif atteint pour ce premier point, un peu moins pour le second et pas du tout ou très peu pour le dernier. Mais j’ai ma théorie sur ce problème.

Assassins Creed Black Flag

La traduction.

Pendant ma lecture, je suis allé voir ce qu’il s’en disait sur SensCritique. L’une des critiques parlait de problèmes de lectures. Et j’ai tout de suite compris de quoi il s’agissait. Cela ne vient pas du fait que ce fût compliqué à lire, mais bien souvent, on bute sur des tournure de phrase pas très claires, ou des descriptions floues. Comme lorsque la magie (vaudou) fait irruption dans le récit. La plupart du temps, c’est dit de manière tellement nonchalante qu’on doit relire le passage plusieurs fois avant d’être sûr de ce que nous venons de lire.
Je ne suis pas pour tout expliqué et en général, j’aime quand un auteur ne se sent pas obligé de justifier un point de l’histoire. Un peu comme dans Scott Pilgrim par exemple. Pour que quelque chose soit magique, il ne faut pas chercher à en faire trop, mais juste l’accepter tel quel. La difficulté réside peut-être dans le fait de trouver un juste milieu entre quelque chose de mystérieux et quelque chose d’obscure et flou.

Voilà pour ce qui est pour moi le gros défaut de cette version du roman. Peut-être nécessite-t-il une nouvelle traduction ?

Pour conclure, j’ai tout de même passé un bon moment à lire ce livre, mais il aurait sans doute nécessité 200 pages de plus pour offrir plus de moment d’action au lecteur. Mais peut-être que mes attentes étaient trop grande tant je m’appétait à découvrir ce monument qu’il semble être. Je ne regrette pas du tout de l’avoir lu et il m’aura en plus fait refaire Monkey Island et donné envie de refaire Monkey Island 2. Et… Il faut que je vois aussi ce Pirates de Caraïbes 4 du coup… (Youpi)

Les mangaka et leur art.

J’aime parfois mettre un visage sur un coup de crayon. Quand je lis un manga et que je l’apprécie, j’aime savoir à qui je dois ce magnifique travail. Parfois je suis assez étonné de voir que l’habit ne fait pas le moine, mais il ne faut pas oublier qu’on ne juge pas un livre à sa couverture.

J’ai donc compilé quelques illustrations de mangaka dans différents genres et j’y ai associé leur portrait. J’y trouve quelque chose de plaisant. Certains collectionnent les cartes Panini, moi c’est les auteurs… japoni………………. (?)

Hiromu ARAKAWA

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Hiroiko ARAKI

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Inio ASANO

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George MORIKAWA

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Q HAYASHIDA

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Takehiko INOUE

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Masayuki ISHIKAWA

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Junji ITO

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Atsushi KANEKO

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Suehiro MARUO

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Taiyou MATSUMOTO

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Tsutomu NIHEI

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Takeshi OBATA

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Eiichiro ODA

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Katsuhiro OTOMO

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Hiroaki SAMURA

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Osamu TEZUKA

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Yoshihiro TATSUMI

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Akira TORIYAMA

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Yuki URUSHIBARA

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Tite KUBO

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Kentaro MIURA

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Ai YAZAWA

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Naoki URASAWA

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Kengo HANAZAWA

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Le mari de mon frère – Gengoroh TAGAME

Akata est bel est bien singulier parmi les éditeurs de manga en France. Politique, pression scolaire, environnement, corruption, et d’autres préoccupations de société… Même si son catalogue n’aborde pas uniquement ces sujets, une bonne partie des titres de cet éditeur montrent une orientation claire. Et on ne peut que saluer l’initiative d’« éduquer«  et d’informer en plus de divertir.

« Yaichi élève seul sa fille. Mais un jour, son quotidien va être perturbé… » lorsqu’un ours bien bâti est tout poilu sonne un sa porte un beau matin. Même s’il attendait la visite de son beau-frère, la surprise sera tout de même au rendez-vous quand ce dernier tentera de la prendre dans ses bras. Mais n’est-ce pas un signe d’amour et de compassion pour nous autres occidentaux ? Ces japonais n’y connaissent décidément rien à la chaleur humaine. Quoi qu’il en soit, Mike, le beau-frère canadien et homosexuel de Yaichi, débarque dans sa vie bien propre de japonais moyen et va apporter un peu de lumière dans ce foyer.

Yaichi a perdu de vue son frère (jumeau) Ryôji, 10 ans plus tôt. Celui-ci est parti vivre au Canada alors qu’il venait de faire son coming-out à son entourage. Auparavant, il était très proche de Yaichi, mais depuis peu, quelque chose avait changé. Son frère ne le regardait plus comme avant…
Mais maintenant que Ryôji est décédé, Mike est venu au Japon afin d’en apprendre plus sur les racines de son défunt mari. Mais ce n’est pas forcément lui qui en apprendra le plus sur Ryôji. Yaichi va se rendre compte que depuis qu’il avait quitté son pays natal, ce frère qu’il pensait connaître mieux que quiconque était bel et bien devenu un étranger pour lui.

otouto no otto

Comme un éléphant dans un magasin de porcelaine.

Parlons un peu de Kana, la fille de Yaichi. Cet Yotsuba-like qui comme tout enfant est pur et a soif de connaissance, va oser mettre les pieds dans le plat et poser les questions que son père n’oserait jamais que se dire à lui-même. Et d’une certaine manière, par le biais de sa fille de Yaichi va s’informer sur l’homosexualité. Elle qui est fasciné par le personnage (dans tous les sens du terme) qu’est Mike. Et puis bon sang, c’est un étranger. Le tonton de Kana est un étranger !! C’est trop cool ! C’est comme une poupée géante et toute poilue qu’elle voudra montrer à ses amis. Elle l’adoptera immédiatement et s’en fichera de savoir si c’est bien ou mal pour un homme d’aimer un autre homme. C’est comme ça c’est tout.

Le mari de mon frèreMine de rien, Le mari de mon frère aborde ou va aborder plusieurs sujets qui sont assez rares dans la bande-dessinée japonaise : L’homosexualité bien sûr, le deuil ou encore la monoparentalité. Et tout cela est mise en forme par un dessin propre et dont on reconnaîtra aisément la patte de l’auteur (et son fétiche pour les poils et les hommes balèzes). La couverture est particulièrement soignée. De jolies couleurs et une édition propre, encore du beau travail pour Akata.

Je parlais d’éducation en début d’article et justement, Le mari de mon frère tape en plein dedans (Hum…). Il parle de l’homosexualité de manière à éduquer le lecteur qui, à l’image du personnage de Yaichi avoue lui-même être assez ignorant et qui va surtout se rendre compte qu’il jugeait sans savoir.

Le ton bienveillant de l’auteur transpire de sincérité et le message est beau.

[REVIEW JEUX DE SOCIÉTÉ] Exploding Kittens

Connu pour être le projet le plus soutenu sur Kickstarter (8,782,572$ récoltés alors qu’il n’y avait que 10,000$ demandés sur 30 jours), Exploding Kittens ne déçoit pas lors de la prise en main. Lire la suite [REVIEW JEUX DE SOCIÉTÉ] Exploding Kittens