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Marche ou crève #Stephen King

1ère publication FR : 1989
1ère publication US : 1979
379 pages

Comme tous les ans se tient la Longue Marche : cent jeunes volontaires âgés de moins de 18 ans entament une marche vers le sud à travers les États-Unis, devenus un pays totalitaire, en partant de la frontière canadienne, dans l’État du Maine. Sous l’autorité du « Commandant » et encadrés par des militaires chargés de les surveiller, et d’assurer leur sécurité et leur approvisionnement en vivres et en eau, les concurrents doivent marcher jour et nuit, sans interruption pour quelque motif que ce soit ; l’interdiction de s’arrêter est formelle, sous peine d’être « éliminé » de la Marche, c’est-à-dire être exécuté au bout de trois avertissements. Le dernier debout est déclaré vainqueur et reçoit une très importante somme d’argent ainsi que le « prix », qui peut être tout ce qu’il souhaite.

Je n’ai pas lu énormément de romans de Stephen King et pourtant c’est l’auteur dont je possède le plus d’ouvrages (hors manga). Une lacune que je vais sans doute corriger et cela grâce au podcast Le Roi Stephen. L’épisode traitant du roman dont je vais vous parler est le premier que j’ai écouté et il m’a donné la terrible envie de le lire (que j’écoutais alors que je me promenais en forêt).

Marche ou crève se lit vraiment très facilement. Même si l’on bute parfois sur certains mots désuets dus à une traduction qui date peut-être un peu, les pages s’enchaînent comme les kilomètres que bouffent les marcheurs. On pourrait s’attendre d’ailleurs à se lasser rapidement car qu’il y a-t-il de plus ennuyeux que de raconter l’histoire de quelqu’un qui marche ? Cependant, la “promenade” n’est jamais monotone et ce, malgré les errances mentales du protagoniste. Entre description des décors du Maine, les récits des personnages qui nous permettent de nous attacher à eux, ou encore les incidents qui ponctuent la longue Marche, l’histoire n’a rien de monotone…

“C’était une côte abrupte, pas de doute. Elle semblait se dresser au-dessus d’eux comme un toboggan. Elle n’était pas longue, même dans la nuit ils en voyaient le sommet. Mais pour être raide elle était raide.
172Garraty se penchait en avant. Il sentait son souffle le fuir rapidement. Je vais avoir la langue pendante comme un chien quand j’arriverai en haut, pensât-il…et puis il ajouta: Si j’arrive en haut. Ses deux jambes protestaient, depuis les cuisses jusqu’aux chevilles. Ses jambes lui hurlaient qu’elles en avaient marre et qu’elles n’allaient pas supporter ça plus longtemps, pas question.Mais si, leur dit Garraty. Mais si, sans quoi vous mourrez.On s’en fout, répondirent les jambes. On s’en fout de mourir, de mourir, de mourir.”

Marche ou crève (The Long Walk)

Même si l’on ne découvre pas grand chose sur le monde dystopique en filigrane du roman, les descriptions de la souffrance et des corps qui se transforment durant la Marche nous tiennent en haleine tout du long.

Une chose est sûre, je penserai à ce livre à chaque fois que je partirai en randonnée ! 🚶‍♂️🚶‍♂️🚶‍♂️🚶‍♂️🚶‍♂️

[Pour aller plus loin après la lecture de cet article, je vous suggère la lecture de cet article racontant comment un libraire a découvert qui se cachait derrière le nom de Richard Bachman]

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