[REVIEW MANGA] Dr. DMAT

Médecin généraliste, Yakumo Hibiki se voit affecté à la DMAT : la Disaster Medical Assistance Team, une unité de “superurgentistes” aux méthodes exceptionnelles. Uniquement appelés à agir dans des conditions extrêmes, ses membres doivent réagir vite et savoir toujours garder leur sang-froid face aux accidents. Plongé dans cette cruelle réalité dont il ne soupçonnait pas l’existence, Hibiki va devoir affronter ses doutes et ses peurs, car à la moindre hésitation, c’est la mort des victimes en sursis…

Dans Dr. DMAT, j’ai trouvé LA série médicale que je cherchais. Pas trop longue (7 volumes), réaliste, des personnages attachants, de l’action et de l’émotion. Je n’ai pas lu énormément de séries médicales, donc je ne me lancerai pas dans des comparaisons. Mais Dr. DMAT ne fait pas que parler de bobos et de piqûres. Son originalité vient, bien entendu, du fait que les personnages que l’on suit interviennent dans des évènements comme des incendies, tremblements de terre, carambolages ou attentats. Le héros de l’histoire, Yakumo, est un jeune médecin qui a un don inné pour analyser les situations d’urgence ainsi que pour les rapports humains. Il doit sans doute cela à son passé marqué par une catastrophe dans laquelle il a perdu ses parents (forcément).

Très bien écrit et très bien dessiné, Dr. DMAT est un manga bien rythmé et prenant où l’on alterne les passages de la vie quotidienne des héros (relations amoureuses, familiales, …) avec les scènes d‘“action” aux côtés de la DMAT. Un arc semble commencer vers la fin du volume 4 avec un méchant qui fait des vilaines choses. Jusqu’alors, les différents chapitres n’avaient aucun lien les uns avec les autres. Ce qui annonce une suite très intéressante. De plus, Yakumo va renouer avec une vieille connaissance. Finira-t-il célibataire ? Deviendra-t-il le meilleur médecin de tous les temps ?

Lisez-le !

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Dr. DMAT
de Hiroshi Takano (Scénario) & Akio Kikuchi (Dessin)

Édité par Kazé. 7 volumes, terminé au Japon, 4 volumes en France.

(Le volume 5 sera disponible le 15 octobre 2014)

[REVIEW JEUX DE SOCIÉTÉ] Splendor

La première chose qui m’a attiré chez Splendor, ce sont les illustrations. La thématique Renaissance et le matériel. De jolies cartes arborant de magnifiques peintures digitales ainsi que des jetons style poker symbolisant des pierres précieuses.

Le but. Arriver à 15 points de prestige. Pour ce faire, chaque joueur doit obtenir un certain nombre de cartes sur lesquelles figurent 1, 2, 3, 4 ou 5 points. À chaque tour, les joueurs on le choix entre :
– Prendre 3 jetons pierre précieuse de 3 couleurs différentes.
– Prendre 2 jetons pierre précieuse de la même couleur (à condition que la pile de jetons de la dite couleur contienne au moins 4 jetons).
– Acheter une carte en payant le coût avec ses jetons pierre précieuse.
– Réserver une carte d’une des pioches ou de la zone de jeu en lui attribuant un jeton or (joker).

S’il réserve une carte, le joueur la cache et, lorsqu’il aura assez de fortune pour la payer, pourra utiliser le jeton or pour remplacer n’importe quel jeton de coût de la carte.
Exemple : Si je convoite une carte dont le coût est de 2 diamants (jetons blancs) et 3 émeraudes (jetons verts). Il n’y a plus de jeton vert dans la pile émeraude et je n’en ai que 2. Je réserve la carte (Ce qui peut également empêcher un autre joueur de l’acheter s’il la convoitait), je lui attribue un jeton or. Au tour suivant, je payerai 2 diamants, 2 émeraudes et 1 or pour acquérir la carte définitivement.

Certaines cartes ne rapportent aucun point de prestige. On s’en fout ! L’intérêt premier d’acheter des cartes est surtout qu’il me permettront d’avoir des bonus pour les prochains achats. En effet, chaque carte arbore une couleur (pierre précieuse). Les cartes permettent donc d’avoir une sorte de réduction pour les prochaines acquisitions de cartes.
Exemple : Si j’ai devant moi, parmi mes cartes achetées précédemment, une carte bleue, une carte verte et 3 cartes blanches, que je convoite une carte coûtant 1 bleu, 1 verte et 2 blancs, je pourrai obtenir cette carte gratuitement.

Si une carte rapporte beaucoup de points de prestige, elle sera forcément plus chère. La partie commence donc assez lentement en achetant des cartes “faibles”, puis accélère au fur et à mesure des trésors amassés par les joueurs. Il sera donc important d’observer ce qui se passe chez vos voisins. Plusieurs joueurs peuvent avoir l’œil sur une même carte sans le savoir, mais tous n’auront pas autant de trésor. Il arrive donc souvent qu’une carte nous passe sous le nez juste au moment où l’on avait assez pour l’acheter au tour suivant.
Le dernier point à connaître, est que des personnages illustres rendent visite à des joueurs qui auraient acquit un certain nombre de cartes de telles ou telles couleurs. Par exemple, Machiavel rendra visite au premier joueur qui aura devant lui 4 cartes bleues + 4 cartes blanches. Il fera gagner 3 points de prestige au joueur concerné. La visite du personnage ne coûte aucune action et se déclenche au moment même où la dernière carte nécessaire est achetée.

Splendor est un jeu très agréable à jouer pour faire une partie tranquille, posé. Il n’a que très peu d’intérêt à 2 joueurs. Je vous conseille donc d’y jouer à minimum 3, mais le mieux est d’y jouer à 4. Simple d’accès, il conviendra parfaitement aux soirées où l’on ne veut pas faire de jeu trop compliqué ni trop long, mais demandera tout de même un peu de réflexion en amont et d’adaptation à des situations imprévues.

Il s’agit du premier jeu des Space Cowboys qui rassemble quelques noms connus du jeu de société. Je garde un œil sur leur prochain jeu en préparationBlack fleet histoire de voir dans quel sens ils se dirigent.

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Splendor
Chez Space Cowboys – 2 à 4 joueurs – ~30min – ~25€.

[REVIEW MANGA] Gekiga Fanatics

Plus qu’un témoignage sur la naissance d’un grand genre de manga, Gekiga Fanatics est aussi une histoire légère et parsemée d’humour racontant les déboires et les premiers succès de légendes de la “bande-dessinée japonaise”.
Au milieu des années 50, trois jeunes auteurs essaye de s’éloigner du style grand public des mangas de cette époque. D’un côté les mangas à la Tezuka pleins d’humour et dans un style graphique très cartoonesque, inspirés par Disney et l’animation pour enfant. De l’autre, les œuvres faciles qui se vendent bien, les mangas érotiques. Ce qui intéressent nos héros, ce sont les histoires policières, pleines de suspense, d’un ton sérieux et réaliste (qui donnera naissance au Gekiga). Âgés de même pas 20 ans, Tatsumi, Saito et Matsumoto, vont connaître les crises du marché de l’édition, les changements des modes de consommation et les difficultés économiques du Japon d’après-guerre.

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Pour les fans de manga vintage, Gekiga Fanatics fait partie de ses jolis petits trésors pour lesquels je remercie Le Lézard Noir de nous gâter.

Gekiga Fanatics chez Le Lézard Noir – One shot.

[REVIEW MANGA] Space Brothers

Space Brothers (ou uchuu kyodai) c’est l’une des séries que j’attendais le plus cette année (avec L’attaque des titans, également chez PIKA!). Ce manga qui date de 2008 a été adaptée en animé ainsi qu’en film live en 2012. Peut-être pas forcément une preuve de qualité de l’œuvre, mais au moins une preuve de succès au Japon.

Deux frères très différents avec un rêve commun. L’aîné (Mutta) est le plus petit des deux. Il a un tempérament plus explosif. Le benjamin (Hibito) est plus réservé et paraît même simplet. Les deux sont cependant très proches et adorent regarder les étoiles ou squatter les conférences et les visites du “centre spatial” (me rappelle plus du nom). Puis les années passent… Hibito, touche son rêve d’enfance du doigt car il a été sélectionné pour une mission lunaire. Désormais brillant et populaire en son pays, il prépare son voyage spatial à Houston au Texas où il vit désormais. Mutta, le grand frère qui a tout enseigné à Hibito, s’est éloigné de son rêve et travaille pour un fabriquant automobile. Né sous une mauvaise étoile (comme il n’aura de cesse de le répéter, pour justifier sa “malchance”), il sera renvoyé après un incident très grave avec son patron. On peut dire que l’élève aura dépassé le maître.

Au chômage et forcé de retourner vivre chez ses parents, Mutta aura tout son temps pour revoir ses projets d’avenir et envisager à nouveau de partir dans l’espace. Il pense à son petit frère avec envie, mais les deux héros resteront quand même très proches tout du long. C’est sans doute ce qui donnera la force à Mutta de tenter l’examen pour pouvoir accompagner son frère et réaliser leur rêve commun en famille.

Space Brothers est une histoire drôle et touchante. On rêve aux côtés des deux garçons en ayant le nez en l’air à fixer les étoiles. Qui n’a pas rêvé un jour, alors que nous étions tout petit d’explorer l’espace ou d’aller sur la Lune? D’aller sur Mars même?! Ce manga saura vous mettre du baume au cœur et vous attacher à cette aventure fraternelle passionnante.

Space Brothers chez Pika – Volume 3 disponible le 4 décembre 2013.

[REVIEW rapide MANGA] I am a hero

Une longue attente entre le volume 7 et 8.
5 mois.
Pour un nouveau volume lu en un rien de temps.
Mais c’est tellement intense !

Il ne devrait pas vous falloir plus de 20 à 30 minutes pour le lire. Très peu de dialogue. Pas besoin. Les personnages ne sont pas du genre à philosopher de toute façon. Surtout pas Hideo, le héros. Ce mec est trop stupide. Mais il a d’autres qualités. De toute façon, Hideo est trop occupé là, il va se servir de son fusil. Il va pouvoir le reprendre des mains des “têtes pensantes” du camp qui n’auront pas son expérience des armes à feu. Hanazawa, l’auteur, continue de nous raconter (en temps réel) l’infection d’une façon super dynamique. On doit pas dire “super” ? On dirait un gamin qui parle d’un truc qu’il adore ? On s’en fout ! Ce volume 8, c’est du fun ! C’est prenant. C’est un défouloir. Ça pète, ça gicle, c’est cool, ça déchire …

Si vous avez aimé les précédents volumes, vous allez adorer ce condensé de tout ce qui fait qu’on aime I am a hero. Des situations loufoques, du gore, de l’humour, de la badasserie, des scènes en grand angle, en fps, de la naïveté, du désespoir, de l’espoir, …