[REVIEW MANGA] Silver Spoon

Je dois le dire tout de suite, le fait que ce soit l’auteur de FullMetal Alchemist qui nous offre aujourd’hui ce Silver Spoon (Gin no saji) n’a en rien joué dans l’achat de ce premier volume. FMA ne m’a jamais donné envie (Ça a changé depuis l’écriture de cet article). En fait, c’est bel et bien son sujet qui m’a convaincu.

Les parents de ma compagne sont exploitants agricoles. Avant de l’avoir rencontré, je n’y connaissais rien en agriculture. Je croyais savoir deux/trois trucs, mais franchement, quand on est étranger à cet univers, on connaît que dalle! Et c’est fascinant de découvrir le monde de l’agriculture. Un agriculteur est secrétaire, gestionnaire, superviseur, mécanicien, vétérinaire, ouvrier à tout faire, … Et choisir cette voie est un sacrifice de toute une vie. Chacun de ces métiers est abordé dans Silver Spoon et on voit bien que Hiromu Arakawa connaît son sujet.

Yûgo est un lycéen qui débarque dans le lycée agricole d’Ezono au nord du Japon (Hokkaido). Au début, il se sent débarqué sur une planète inconnue. Il arrive de la ville et très vite, on découvre la véritable raison qui l’a amené ici. Yûgo veut fuir une situation familiale pas facile et s’assurer de bons résultats scolaires. Mais les choses ne seront pas aussi simples que le jeune garçon pouvait l’espérer. Et l’on suit les différents cours à ses côtés et l’on découvre, émerveillés, les différents métiers et les différentes activités de l’agriculture. Yûgo va-t-il trouver sa vocation?

Silver Spoon est un manga d’humour et que l’on peut aussi classé dans la catégorie tranche de vie. C’est vrai et facile à lire pour tous les âges.

Au Japon, la série est un gros succès et a déjà reçu plusieurs prix. Il en est au volume 6 et le second volume débarque en France chez Kurokawa le 11 avril.

[REVIEW JEUX DE SOCIÉTÉ] The Island

Jouable jusqu’à 4, il se présente sous la forme d’un jeu de plateau, est composé de tuiles et de pions. Vous contrôlez 10 petits explorateurs transportant plus ou moins de trésors récupérée sur une île perdue au milieu de l’océan. Mais là pas de bol, un ancien volcan gronde et l’île commence à s’enfoncer dans les eaux sombres.

On peut s’aider de petites embarcations pour regagner la terre ferme, mais cla ne nous mettra absolument pas hors de danger. Les baleines (brisent les bateaux, mais ne font pas de mal aux nageurs), les requins (attaquent les nageurs, mais pas les bateaux) et les serpents de mer (détruisent les bateaux et bouffent les nageurs) apparaîtront sur le plateau au cours de la partie. Tous seront contrôlables par l’ensemble des joueurs en fonction d’un résultat de dé.
tumblr_mikpp9vH4Y1rh7kuro2_1280Pour symboliser le fait que l’île est engloutie dans les eaux, les joueurs retirent à tour de rôle les petites tuiles qui la constitue. D’abord les tuiles de sable, puis celles de forêt et enfin celles de montagne. Sous ces tuiles, des évènements aléatoires : Apparition de bateau, de monstre marin, de tourbillon, … corseront la partie ou avantageront les joueurs à proximité. Les règles peuvent paraître difficiles à cerner pour des joueurs occasionnels, mais on se rendra vite compte des possibilités stratégiques après la première partie.

Un jeu agréable et joli, relativement rapide (45min la partie), familial et pas trop cher (30/35€).

Vidéo d’une partie de The island sur Tric Trac TV.

[REVIEW MUSIQUE] ZAZEN BOYS – すとーりーず (Stories)

 

J’attendais la sortie d’un nouvel album avec curiosité et puis finalement le jour fatidique est passé sans que je m’en rende compte. 4 ans après leur dernier album, les ZAZEN BOYS se sont décidés à se réunir à nouveau. Terminé le temps des albums éponymes numérotés, une nouvelle ère a désormais commencé…

Tous les albums des BOYS (disons-le, il s’agit surtout Mukai Shutoku avant tout) ne m’ont pas emballé. Mon préféré reste ZAZEN BOYS II, mais je n’adore pas toutes les chansons. Il faut dire que c’est un style très particulier que nous offre ces musiciens déjantés et certains morceaux, pour peu que l’on ne soit pas hermétique à ce genre, oscillent entre génie absolu et bouillie sonore. Pourtant tout est toujours incroyablement maîtrisé. Parfois improvisé.

Je n’avais qu’écouté d’une oreille ZAZEN BOYS III et d’une demi-oreille ZAZEN BOYS IV. Je revenais vers le groupe uniquement pour réécouter mes morceaux préférés des deux voir 3 premiers albums, jusqu’à l’arrivée de Kimonos.

Ce side-project de Mukai Shutoku m’a carrément envoûté malgré le fait que le premier album de ce duo génial s’éloigne énormément de ce qui a été fait jusqu’alors. Mais c’était une pause respiratoire qui a semblé nécessaire à notre front man pour revenir composer pour ZAZEN BOYS. Dans les premières chanson de Stories on retrouve tout de suite ce qui nous a séduit par le passé. Mais les influences de cette parenthèse Kimonos sont bel et bien là. Et la recette fonctionne tout de même. Certes ce nouvel album semble moins “brutal”, mais les sons ne nous sont pas étrangers malgré certains passages teintés de saveurs électroniques (comme le morceau titre en écoute au-dessus).

Après cette première écoute, Stories nous permet de nous retrouver avec nos vieux potes qui ont vécus des choses et arrivent à les restituer d’une bien belles façon. Rien qui ne bouleversera les codes posés et déjà bien installés par ZAZEN BOYS, mais certainement un album qui m’accompagnera durant tout l’automne.

Sortie 05/09/2012 – Dispo en téléchargement sur le site officiel et sur iTunes Store.