[REVIEW MANGA] La maison aux insectes

Comme le dit Kiyoshi Kurosawa dans la préface de La maison aux insectes, lire Umezu c’est avoir l’impression de vivre un cauchemar.
Pour ma part, j’ai découvert l’horreur en manga avec Hideshi Hino et Kazuo Umezu. Puis très vite Suehiro Maruo et Junji Ito. Le mot “cauchemar” est ce qui définit le mieux le sentiment qui m’a accompagné lors de mes premières lectures de ces différents maîtres de l’horreur.
Peu d’œuvres horrifiques m’ont marqué comme Baptism ou L’école emportée. Et en mettant la main sur La maison aux insectes, j’espérais revivre une expérience similaire.

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Cet ouvrage contient 7 nouvelles d’Umezu publiées dans les années 60/70. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le ton est donné dès la première de ces histoires qui donne son titre au recueil. Umezu s’amuse à tromper le lecteur jusqu’au twist final digne des meilleurs épisodes de la Quatrième Dimension. Chaque histoire parle de couples qui vont voir leur destin mis à mal par l’introduction d’un événement fantastique. L’épouvante va pénétrer leur quotidien et le lecteur se fera manipulé par l’auteur par le biais de ces pauvres personnages au destin tragique…
Et comme toujours, le style graphique est au top et la terreur transpire des yeux des protagonistes avec cet auteur.

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Je ne vais pas en dire plus sur ces histoires car vu qu’elles sont d’une durée très réduite, il va être difficile de ne pas trop en révéler.
Sachez cependant que l’édition est, comme toujours avec Le lézard noir, de très bonne facture. À chaque fois qu’un éditeur publie une œuvre “patrimoine”, je ne peux que saluer l’initiative.

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